Le métro parisien est une partition. Chaque rame qui glisse dans un tunnel joue une note. Le réseau respire en techno aux heures de pointe, en deep house l'après-midi, en ambient dub quand la ville se calme, en drum & bass quand elle sature.
Inspiré librement du site trainjazz.com qui transforme les passages de trains en notes de jazz, Métro Électro applique la même idée au métro parisien — mais à travers la grille des origines de la musique électronique (Düsseldorf, Detroit, Chicago).
16 lignes, 16 voix électroniques accordées en La mineur pentatonique, chacune avec sa mélodie propre : M1 incarne le kick 909, M14 l'arpège lead "Trans Europe Express", M4 la bassline acid Chicago, M6 le pad sustain Kraftwerk, M13 la bass roulante 303 Detroit, M3bis les bleeps Düsseldorf.
À chaque passage de rame — réel via l'API PRIM d'Île-de-France Mobilités, ou simulé selon les fréquences théoriques RATP — la voix correspondante avance d'un pas dans sa mélodie. Le tout traverse une chaîne master analogique (saturation Tone.Distortion + chorus + compression) pour la chaleur.
Le moteur rythmique (kick, hat, clap, sub procéduraux) bascule entre 6 styles selon l'intensité du trafic — saturation réelle PRIM en priorité, repli sur l'heure de Paris si pas de live. La nuit le plancher est 10% (jamais de silence automatique). Le mode fermé ne s'active qu'en glissant manuellement le slider d'intensité à 0.
Par-dessus ce squelette rythmique, chaque ligne joue un morceau du catalogue cheapsmusic.com choisi selon SA propre fréquentation, indépendamment du style global du réseau :
Tous les stems d'un morceau sont chargés en parallèle et joués ensemble dans un
Tone.Part unique, routés par stem vers les bonnes voix
(Bass→sub, Drums→kick/hat/clap mappés GM, Synth→arp, Brass→stab, Pad/Strings→pad,
Keys→chord). Vocals et FX sont skippés par défaut pour garder le mix lisible.
Quand un MIDI a ses propres drums, les loops procéduraux du Transport sont coupés
pour ne pas doubler le beat.
En mode global, chaque ligne incarne son propre instrument et chaque arrêt joue cette voix (M1 = kick à chaque station, M14 = arpège, etc.).
Clique une ligne sur la carte ou dans le tableau : le BPM se cale sur le tempo de cette ligne (vitesse moyenne RATP — M14 : 40 km/h → 138 BPM, M3bis : 20 km/h → 78 BPM). Le style se choisit automatiquement : techno pour M1/M4/M14, house pour M2/M5/M13, deep house pour M3/M7/M8, dub pour M3bis/M7bis.
Et là, tous les instruments convergent sur la ligne sélectionnée. Au lieu d'un seul instrument par ligne, chaque arrêt joue une voix différente en rotation — stab, bell, chord, bleep, pulse, tom, wood, rim, pad, sub, arp — au-dessus du beat. La rame devient un séquenceur naturel qui parcourt l'orchestre à mesure qu'elle traverse la ville.
L'URL met à jour ?line=14 pour partager un état verrouillé.
Pour switcher de ligne, clique simplement une autre.
Pour qu'aucune boucle ne dure plus de 4 mesures sans bouger : la ligne de basse permute entre deux variantes A/B toutes les 8 mesures, et 8 phases de variations s'enchaînent — bell, tom fill, stab chord, sweep noise, chord stab, bleep mélodique — chacune ouverte par une voix d'une ligne différente. La musique ne tourne jamais en rond.
melectro © 2026 by Jean-Bruno Ricard is licensed under CC BY-NC-SA 4.0
L'API PRIM (Île-de-France Mobilités) alimente l'app en passages temps réel des 16 lignes du métro. La connexion se fait automatiquement via un proxy Cloudflare qui détient la clé en secret côté serveur — aucune clé n'est exposée dans le navigateur. Le nombre de rames attendues dans les 5 prochaines minutes pilote le style musical (dub, deep house, house, techno, industrial) et le BPM se module avec la vitesse moyenne pondérée des lignes en circulation.